Dénivelé depuis le refuge
838 m
Cercle 1 — Le lieu
Lieux / Sommets / Aiguille du Tour
3 540 m, PD, cinq à six heures depuis le refuge Albert 1er. C’est la course d’initiation glaciaire de la vallée — celle qu’on conseille pour une première cordée, une première rimaye, un premier sommet. Elle enseigne le glacier sans demander de payer pour apprendre.
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 30.07.2026
Mise à jour 30.07.2026
Revue annuelle : 06.2027
Données automatiques
Météo-France AROME
IGN RGE ALTI
rafraîchies 30.07.2026 07:10
Chiffres fixes
Altitudes et cotations recoupées sur deux sources primaires citées en bas de fiche.

Le glacier du Trient et l’Aiguille du Tour · Pmau · CC BY-SA 4.0 · Recadrée en hauteur, de 2496×1664 à 2496×1172, sans autre retouche.
3540 m
Bassin du Tour — vallée du Mont-Blanc — 45.9945 N / 7.0100 E
En un coup d’œil
Cotation — Voie normale depuis Albert 1er
PD
Dénivelé depuis le refuge
838 m
Durée aller-retour
5–6 h
Orientation
E
Engagement
Modéré
Point de départ
Refuge Albert 1er
2 702 m
Meilleure période
Mi-juin →
mi-septembre
Équipement
Matériel complet de progression sur glacier
Crampons et piolet
Corde — la course s’enseigne encordée, c’est tout son intérêt
Autre voie
Voie normale depuis l’Envers des Dorées
PD− — versant suisse
Première ascension
à documenter
Conditions
Données automatiques
Bulletin du massifIsotherme 0 °C à 4 100 m, en hausse de 250 m sur 48 h. Regel nocturne faible à 3 500 m. Vent d’ouest modéré au sommet, risque d’orage faible.
Lecture dérivée des seules valeurs mesurées ci-dessous. Nous ne constatons pas l’état du terrain.
Isotherme 0 °C
4 100 m
+250 m / 48 h
Regel à 3 500 m
−1 °C
faible
Vent au sommet
35 km/h
ouest
Risque d’orage
Faible
CAPE 240 J/kg
Modèle AROME (Météo-France) — rafraîchi toutes les heures, dernière valeur 30.07.2026 07:10.
Nous n’affichons aucun état du terrain : l’ouverture de la rimaye et la tenue de la neige ne sont pas des données que nous mesurons. Voir La Chamoniarde pour les conditions de courses.
Carte & passages
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
04:00 refuge albert 1er
2 702 m
05:00
2 950 m
06:30
3 289 m
07:30 la table de roc
3 450 m
08:00 sommet
3 540 m
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
L’encordement sur le glacier du Tour
C’est le sujet de la course plus que son obstacle. Le glacier est peu raide, ce qui laisse le temps d’apprendre à progresser en cordée — et c’est exactement pour cela qu’on y envoie les débutants.
La montée au col — 300 m
La seule pente soutenue de la journée. Rien de technique, mais c’est là que se joue l’horaire d’une cordée lente.
La Table de Roc
Le ressaut sommital se présente en rocher facile ou en petit couloir de neige d’une soixantaine de mètres selon l’enneigement. La date change la nature du passage.
Situations à risque
Crevasses du glacier du Tour, dont les ponts de neige se dégradent dès que la journée se réchauffe. L’orientation est impose de tourner tôt, y compris sur une course de ce niveau.
Encadrement
Course d’initiation par excellence, et le format idéal pour une première sortie encadrée. Sans expérience du glacier, l’encadrement par un professionnel diplômé n’est pas une précaution mais la raison d’être de la sortie. Bureau des Guides de Chamonix.
Secours PGHM Chamonix — 04 50 53 16 89
Le récit
Il existe dans chaque vallée un sommet qui sert d’entrée en matière. Ici, c’est l’Aiguille du Tour. PD, huit cent trente-huit mètres de dénivelé, cinq à six heures depuis le refuge Albert 1er, et un glacier assez peu raide pour qu’on puisse y apprendre autre chose que la souffrance.
Ce n’est pas un compliment condescendant. Une course d’initiation réussie est celle qui met un débutant sur un vrai terrain glaciaire, avec de vraies crevasses, une vraie rimaye et un vrai sommet — mais dans des proportions qui laissent le temps d’expliquer, de recommencer, et de faire demi-tour sans que ce soit un drame. L’Aiguille du Tour coche tout cela.
Du refuge, on prend pied sur le glacier du Tour et l’on s’encorde. C’est là que se joue l’essentiel de la journée : la distance entre les membres de la cordée, la lecture des ponts de neige, le rythme qu’on tient sans se retourner. Le glacier est peu raide, et c’est un avantage pédagogique, pas une facilité.
Trois cents mètres de montée soutenue mènent ensuite au col Supérieur du Tour, qui ouvre sur le plateau du Trient et sur la Suisse. C’est le seul effort franc de la course, et le passage où une cordée lente prend son retard.
Le ressaut sommital porte ce nom, et il change de nature avec la saison. En début d’été, c’est un petit couloir de neige d’une soixantaine de mètres. Plus tard, c’est du rocher facile, un peu délité, où l’on met les mains sur quelques pas.
Au sommet, le bassin du Tour se lit d’un coup : le Chardonnet en face avec son arête Forbes et son éperon Migot, le plateau du Trient derrière, le Valais au loin. Pour beaucoup de cordées, c’est la première fois que cette géographie-là devient concrète.
Nous ne publions pas la première ascension de ce sommet. Les sources communautaires en donnent, mais aucune que nous ayons pu recouper sur une source primaire, et un sommet de cette facilité a probablement été atteint par des chasseurs ou des cristalliers bien avant toute chronique alpine.
Le trou est assumé. Il vaut mieux qu’une date reprise sans vérification.
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Refuge Albert 1er. Départ avant le jour. L’orientation est de la course impose de tourner tôt, même sur un itinéraire aussi modeste.
Le glacier du Tour. On prend pied sur le glacier et l’on s’encorde. C’est ici que commence la partie éducative de la journée : lecture des crevasses, distance entre les membres de la cordée, rythme.
Col Supérieur du Tour. Le col ouvre sur le plateau du Trient et sur la Suisse. Trois cents mètres de montée soutenue pour y parvenir.
La Table de Roc. Le ressaut final, en rocher facile ou en petit couloir de neige selon la saison. Quelques pas où l’on met les mains.
Sommet. Le tour d’horizon complet du bassin du Tour, avec le Chardonnet en face et le Valais derrière.
Questions pratiques
Est-ce une bonne première course d’alpinisme ?
C’est la référence de la vallée pour cela. PD, 838 m de dénivelé, cinq à six heures depuis le refuge Albert 1er, un glacier peu raide qui laisse le temps d’apprendre à progresser encordé, et un ressaut sommital court. Elle enseigne le terrain glaciaire sans exiger d’y être déjà à l’aise.
Faut-il un guide ?
Sans expérience du glacier, oui — mais c’est précisément l’intérêt de cette course. Elle est courte, peu engagée et pédagogique : c’est le format sur lequel un professionnel peut réellement enseigner l’encordement, la lecture des crevasses et le mouflage, plutôt que se contenter de tirer une cordée vers le haut.
Quelle est la difficulté réelle ?
Trois cents mètres de montée soutenue jusqu’au col Supérieur du Tour, puis un ressaut sommital — la Table de Roc — en rocher facile ou en petit couloir de neige d’une soixantaine de mètres selon la saison. Rien de technique, mais du terrain glaciaire de bout en bout.
Peut-on la faire dans la journée depuis la vallée ?
C’est possible mais long : il faut ajouter la montée au refuge, environ 1 250 m depuis Le Tour. La formule habituelle est une nuit à Albert 1er, ce qui permet de partir avant le jour et de redescendre avant que le glacier ne ramollisse.
Quelle est la meilleure période ?
De la mi-juin à la mi-septembre. Plus tôt, le couloir de la Table de Roc est en neige et la course change de nature ; plus tard, les ponts de neige du glacier se fragilisent et les crevasses s’ouvrent.
Périmètre
Contribuer
Vous rentrez du Chardonnet ?
L’état de la rimaye, la tenue de la Bosse, l’horaire réel. Une phrase et une date suffisent : on recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.
Ces informations sont indicatives. Cette fiche est une compilation de sources documentaires, datée, et non un relevé de terrain. Nous ne sommes pas sur place et nous ne constatons pas l’état des itinéraires. Les altitudes, cotations, horaires et passages décrits correspondent à l’état des sources à la date indiquée ; ils peuvent ne plus correspondre au terrain. Il est indispensable de vous assurer des conditions actuelles sur place — auprès d’un bureau des guides, du gardien du refuge, de La Chamoniarde, et des prévisions et bulletins officiels de Météo-France. Rien ici ne remplace le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, un arrêté en vigueur, ni l’avis d’un professionnel diplômé. La décision de partir, de continuer ou de renoncer n’appartient qu’à vous.