Dénivelé depuis le refuge
1 749 m
Cercle 1 — Le lieu
4 805,59 m au dernier relevé, en septembre 2023 — et le chiffre change tous les deux ans, parce que le sommet est une calotte de neige posée sur un rocher qui, lui, culmine à 4 792 m. Trois voies depuis la vallée, dont celle des Grands Mulets, la plus ancienne et la moins fréquentée.
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 30.07.2026
Mise à jour 30.07.2026
Revue annuelle : 11.2026
Données automatiques
Météo-France AROME
IGN RGE ALTI
rafraîchies 30.07.2026 07:10
Chiffres fixes
Altitudes et cotations recoupées sur deux sources primaires citées en bas de fiche.

Le Mont Blanc depuis le glacier du Géant · Ximonic, Simo Räsänen · CC BY-SA 3.0 · Recadrée en hauteur, de 2400×1600 à 2400×1127, sans autre retouche.
4806 m
Bassin des Bossons — vallée du Mont-Blanc — 45.8326 N / 6.8647 E
En un coup d’œil
Cotation — Voie des Grands Mulets
PD
Dénivelé depuis le refuge
1 749 m
Durée aller-retour
9–12 h
Orientation
N–NW
Engagement
Élevé
Point de départ
Refuge des Grands Mulets
3 057 m
Meilleure période
Mi-mai →
fin juin
Équipement
Matériel complet de progression sur glacier
Crampons, piolet, corde
Protection contre le vent et le froid — le sommet est un plateau exposé
Autre voie
Première ascension
1786
Jacques Balmat et Michel Paccard, le 8 août 1786
Conditions
Données automatiques
Bulletin du massifIsotherme 0 °C à 4 100 m, en hausse de 250 m sur 48 h. Regel nocturne faible à 3 500 m. Vent d’ouest modéré au sommet, risque d’orage faible.
Lecture dérivée des seules valeurs mesurées ci-dessous. Nous ne constatons pas l’état du terrain.
Isotherme 0 °C
4 100 m
+250 m / 48 h
Regel à 3 500 m
−1 °C
faible
Vent au sommet
35 km/h
ouest
Risque d’orage
Faible
CAPE 240 J/kg
Modèle AROME (Météo-France) — rafraîchi toutes les heures, dernière valeur 30.07.2026 07:10.
Nous n’affichons aucun état du terrain : l’ouverture de la rimaye et la tenue de la neige ne sont pas des données que nous mesurons. Voir La Chamoniarde pour les conditions de courses.
Carte & passages
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
01:00 refuge des grands mulets
3 057 m
03:00 le petit plateau
3 700 m
05:00
4 000 m
07:00 le mur de la côte
4 362 m
08:30 sommet
4 806 m
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Le Petit et le Grand Plateau
Deux terrasses glaciaires dominées par des séracs, traversées de nuit pour cette raison. C’est le passage qui a fait la réputation de cet itinéraire, et pas dans le bon sens.
Le Mur de la Côte — 4 362 m
La dernière pente avant l’arête sommitale. Techniquement simple, mais elle arrive après six heures d’effort au-dessus de 3 500 m : c’est l’altitude qui la rend difficile, pas la pente.
L’arête sommitale
Un fil de neige exposé au vent, sans difficulté propre. Par mauvaise visibilité, c’est un endroit où l’on ne trouve plus le sommet.
Situations à risque
Chutes de séracs sur les plateaux, altitude et froid sur la partie haute, vent sur l’arête sommitale. Le mal aigu des montagnes concerne une part importante des cordées au-dessus de 4 000 m.
Encadrement
Guide fortement recommandé. La cotation PD ne décrit pas la vraie difficulté de cette course, qui est l’altitude, le froid et la longueur — trois facteurs que la technique ne compense pas. Bureau des Guides de Chamonix.
Secours PGHM Chamonix — 04 50 53 16 89
Le récit
Le Mont Blanc mesurait 4 805,59 mètres en septembre 2023, soit 2,22 mètres de moins que deux ans plus tôt. Ce n’est pas une correction d’erreur : c’est une mesure exacte d’un objet qui bouge.
Le sommet du Mont Blanc n’est pas du rocher. C’est une calotte de neige posée sur une pointe rocheuse qui culmine, elle, à 4 792 mètres. La calotte fait une quinzaine de mètres, et son épaisseur dépend des vents dominants et des précipitations de l’hiver. Des géomètres-experts de Haute-Savoie la remesurent tous les deux ans, à la même période, pour cette raison.
D’où l’écart avec les 4 808 mètres appris à l’école : ce chiffre était celui du XXe siècle, et il est resté dans les manuels quand les mesures, elles, continuaient.
Trois itinéraires principaux mènent au sommet depuis la vallée. Celui décrit ici est le plus ancien : c’est par les Grands Mulets que Jacques Balmat et Michel Paccard sont montés le 8 août 1786, dans l’ascension qu’on tient pour fondatrice de l’alpinisme.
Il est aujourd’hui le moins fréquenté des trois, et pour une raison précise. La voie traverse le Petit Plateau puis le Grand Plateau, deux terrasses glaciaires dominées par des séracs. On y passe de nuit, en début de saison, quand la neige est encore abondante et les séracs plus stables. Passé le mois de juin, l’itinéraire se dégrade et les cordées basculent sur la voie du Goûter.
Mille sept cent cinquante mètres de dénivelé depuis le refuge, neuf à douze heures aller-retour, coté PD.
C’est le point qui mérite d’être appuyé. Peu difficile, techniquement, la voie l’est : pas d’escalade, pas de passage exposé, une pente qui ne dépasse jamais ce qu’un alpiniste débutant sait gravir.
Mais la difficulté du Mont Blanc n’est pas technique. Elle est faite d’altitude, de froid, de longueur et de mal aigu des montagnes — quatre facteurs qu’un bon niveau d’escalade ne compense en rien. Le Mur de la Côte, à 4 362 mètres, ne pose aucun problème sur le papier ; il arrive après six heures d’effort au-dessus de 3 500 mètres, et c’est là qu’il devient difficile.
Une cordée qui renonce sur cette montagne renonce presque toujours pour l’altitude, la météo ou l’horaire. Presque jamais pour la pente.
Une campagne de mesure était annoncée pour l’automne 2025. Nous n’en avons pas trouvé le résultat publié, et nous affichons donc celui de septembre 2023 en le datant. Si le relevé 2025 existe, cette fiche est en retard d’un chiffre — et c’est exactement le genre d’écart que nous préférons signaler plutôt que de laisser croire à une valeur intemporelle.
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Refuge des Grands Mulets. Départ au cœur de la nuit. La voie traverse le Grand Plateau, exposé aux chutes de séracs : on y passe avant que le jour ne réchauffe quoi que ce soit.
Le Petit Plateau. Première grande terrasse glaciaire, dominée par des séracs. Un endroit où l’on ne s’arrête pas.
Le Grand Plateau. Vaste, plat, glacial. C’est le point de jonction avec la voie du Goûter, et le moment où l’on sait si la course tient son horaire.
Le Mur de la Côte. La pente qui redresse la fin de course, avant l’arête sommitale. Rien de technique, mais on est à plus de 4 300 m depuis des heures.
Sommet. Une calotte de neige, sans rocher visible. Sa hauteur exacte change d’une campagne de mesure à l’autre.
Jacques Balmat et Michel Paccard, le 8 août 1786 atteint le sommet en 1786 avec ses guides, par le versant du Tour. L’éperon qui porte aujourd’hui le nom d’André Migot ne sera gravi qu’en 1929 — cinquante ans pendant lesquels le Chardonnet reste une course de glace, pas de rocher. Le déplacement des saisons est en train de refaire ce partage en sens inverse.
Questions pratiques
Quelle est l’altitude exacte du Mont Blanc ?
4 805,59 m au relevé de septembre 2023, soit 2,22 m de moins qu’en 2021. Le sommet est une calotte de neige : sa hauteur dépend des vents et des précipitations, et des géomètres-experts la mesurent tous les deux ans. Le sommet rocheux, lui, se situe à 4 792 m — la calotte fait donc une quinzaine de mètres.
Pourquoi apprend-on 4 808 m à l’école ?
Parce que c’était la valeur retenue au XXe siècle, et qu’elle est restée dans les manuels. Les campagnes de mesure biennales, commencées en 2001, ont donné des chiffres variant de 4 810 à 4 805 selon les années. Aucun n’est faux : ils mesurent une calotte de neige qui bouge.
Quelle voie choisir depuis la vallée ?
Trois itinéraires principaux. La voie du Goûter est la plus fréquentée et la plus encadrée. La voie des Trois Monts, depuis les Cosmiques, est cotée AD et plus technique. La voie des Grands Mulets, décrite ici, est la plus ancienne et la moins courue — mais elle traverse les plateaux exposés aux séracs, ce qui la réserve au début de saison et à un départ très matinal.
Faut-il un guide ?
Fortement recommandé. La cotation PD induit en erreur : la difficulté du Mont Blanc n’est pas technique, elle est faite d’altitude, de froid, de longueur et de mal aigu des montagnes. Ce sont des facteurs qu’un bon niveau d’escalade ne compense pas.
Qui l’a gravi le premier ?
Jacques Balmat et Michel Paccard, le 8 août 1786, par le versant des Grands Mulets. C’est l’ascension considérée comme fondatrice de l’alpinisme, et elle emprunte pour l’essentiel l’itinéraire décrit ici.
Quelle est la meilleure période ?
Pour la voie des Grands Mulets, de la mi-mai à la fin juin : les plateaux sont encore bien enneigés et les séracs plus stables. Plus tard dans la saison, cet itinéraire se dégrade et les cordées basculent sur le Goûter.
Périmètre
Contribuer
Vous rentrez du Chardonnet ?
L’état de la rimaye, la tenue de la Bosse, l’horaire réel. Une phrase et une date suffisent : on recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.
Ces informations sont indicatives. Cette fiche est une compilation de sources documentaires, datée, et non un relevé de terrain. Nous ne sommes pas sur place et nous ne constatons pas l’état des itinéraires. Les altitudes, cotations, horaires et passages décrits correspondent à l’état des sources à la date indiquée ; ils peuvent ne plus correspondre au terrain. Il est indispensable de vous assurer des conditions actuelles sur place — auprès d’un bureau des guides, du gardien du refuge, de La Chamoniarde, et des prévisions et bulletins officiels de Météo-France. Rien ici ne remplace le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, un arrêté en vigueur, ni l’avis d’un professionnel diplômé. La décision de partir, de continuer ou de renoncer n’appartient qu’à vous.