Durée
5 h à 8 h
Cercle 2 — Les pratiques
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 30.07.2026
Mise à jour 30.07.2026
Revue annuelle : 05.2027
Données automatiques
Météo-France AROME
IGN RGE ALTI
rafraîchies 30.07.2026 07:10
Chiffres fixes
Dénivelé, distance et horaires recoupés sur les sources citées en bas de fiche.

La Mer de Glace depuis le Grand Balcon Nord, 23 juillet 2025 · Alexkom000 · 23.07.2025 · CC BY 4.0 · Recadrée en hauteur, de 6000×4000 à 6000×2817, sans autre retouche.
650 m
de dénivelé positif — depuis Montenvers, 1 913 m
En un coup d’œil
Distance
6 km
Durée
5 h à 8 h
Point haut
2 406 m
Difficulté
TD−
Forme
Aller-retour
Départ
Montenvers
1 913 m
Remontée mécanique
Train du Montenvers
Meilleure période
Mai →
octobre
Balisage
Aucun. Relais équipés
Pratique
Escalade
Accès & à savoir
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
La Mer de Glace. De la gare du Montenvers, on descend sur le glacier. Cette portion s’allonge d’une saison à l’autre à mesure que la glace s’abaisse.
Remontée du glacier. On remonte en tirant vers le centre du glacier jusque vers 2 000 m, puis on part au sud en se rapprochant progressivement des dalles.
Le pied de la voie. On aborde la base des dalles vers 2 150 m. La voie démarre légèrement en bas à droite d’un surplomb caractéristique, départ commun avec le Pilier des rhodo-dindons.
Les trois premières longueurs. Toute la difficulté est là : soixante mètres pour rejoindre la vire sous le surplomb, puis un 5c+ en blocage sur les doigts. Au-delà, la voie devient homogène.
La sortie, puis les rappels. Deux cent quatre-vingts mètres de difficultés en tout, dalle et fissures. Descente en rappel.
Variantes
L’accès en rappel depuis le haut est de plus en plus recommandé, du fait de l’abaissement du glacier et de la moraine. Le secteur compte d’autres voies du même millésime : 20 000 Lieues sous la Neige, ouverte trois mois plus tard par Ghilini et Piola, est un cran au-dessus en TD, et le Pilier des rhodo-dindons partage son départ avec celui-ci.
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Le topo ne décrit plus l’accès réel
La moraine est beaucoup descendue et l’abord des voies de ce secteur s’est compliqué : il faut compter au moins une longueur de plus que ce qu’annoncent les topos. L’accès en rappel par le haut est devenu la solution recommandée.
Tout se joue dans les trois premières longueurs
La difficulté est concentrée au départ : un 5c ou A0 pour rejoindre la vire, puis un 5c+ en blocage sur les doigts et rétablissement. Le reste est homogène. Une cordée qui passe le bas passe la voie.
Plein soleil une bonne partie de la journée
Exposition est et faible altitude : ça tape. Crème solaire et lunettes ne sont pas un supplément de confort sur cette voie.
Une partie de l’équipement est à poser
Relais équipés, spits dans les dalles et les passages clés, quelques pitons dans les fissures. Partout ailleurs, c’est sur coinceurs et friends.
Le récit
Les dalles de la Mer de Glace se grimpent dans un ordre, et la Voie Georges est la première marche. TD−, 5c en libre comme en obligatoire, un engagement coté I — le plus faible du secteur — et un équipement en place coté P2. C’est la voie par laquelle on découvre ce granit avant d’aller voir plus haut.
Sa particularité tient à la répartition de la difficulté. Tout se joue dans les trois premières longueurs : soixante mètres pour rejoindre la vire sous le surplomb caractéristique, avec un pas de 5c ou A0, puis une longueur en 5c+ qui demande un blocage sur les doigts et un rétablissement. Passé cela, l’escalade devient homogène et le niveau retombe. Une cordée qui franchit le bas franchit la voie.
De la gare du Montenvers, on descend sur la Mer de Glace à 1 750 m, on remonte en tirant vers le centre du glacier jusque vers 2 000 m, puis on part au sud en se rapprochant des dalles, dont on aborde la base vers 2 150 m. La voie démarre légèrement en bas à droite d’un surplomb qu’on ne rate pas.
Ce cheminement est celui des topos. Il n’est plus tout à fait celui du terrain. La moraine est beaucoup descendue, l’abord des voies s’est compliqué, et il faut compter au moins une longueur de plus que ce qui est annoncé. L’accès en rappel depuis le haut est de plus en plus recommandé, pour la même raison.
C’est une remarque qu’on retrouve désormais sur toutes les voies du secteur, et elle n’est pas cosmétique : une longueur d’escalade non prévue, en terrain instable, au pied d’une voie de six cent cinquante mètres, change la logistique de la journée.
Exposition est, 2 406 m au point haut : la voie sèche vite et la saison est longue, du printemps à l’automne. Elle est aussi au soleil une bonne partie de la journée, ce qui est agréable en mai et beaucoup moins en juillet — crème solaire et lunettes ne sont pas des accessoires sur ces dalles.
Ce qui la ferme temporairement n’est donc pas le froid mais l’humidité. Après de fortes pluies, les résurgences et les ruisseaux se réveillent dans le secteur, et une dalle mouillée n’est plus la même voie.
La voie porte le prénom de Georges Bettembourg, alpiniste français qui l’ouvre le 8 juillet 1983 avec René Ghilini et Michel Piola. Il a trente-deux ans et derrière lui une décennie qui compte : le Broad Peak gravi à deux en 1978, le Kangchenjunga et le Nuptse en 1979, le Shivling en 1981.
Le 18 août de la même année, six semaines après cette ouverture, il est tué par une chute de pierres à l’Aiguille Verte. Elle se voit depuis ces dalles.
Trois mois après cette ouverture, Ghilini et Piola reviennent sur les mêmes dalles pour tracer 20 000 Lieues sous la Neige, un cran au-dessus, avec la grande fissure de quarante mètres qui a fait sa réputation. Les deux voies se lisent ensemble : celle-ci pour entrer dans le secteur, l’autre pour y revenir.

La gare du Montenvers, où commence et finit la journée · Mateus2019 · 22.07.2024 · CC BY-SA 3.0 · Réduite de 5120×2368 à 2600×1202, sans autre retouche.
Questions pratiques
Est-ce une bonne première voie sur les dalles ?
Oui, c’est même sa fonction dans le secteur. TD− avec 5c en libre comme en obligatoire, un équipement coté P2 et un engagement coté I — le plus faible de la zone. Elle sert de porte d’entrée avant 20 000 Lieues sous la Neige, qui monte à 6b.
Quelle est la difficulté réelle ?
Concentrée dans les trois premières longueurs : soixante mètres pour rejoindre la vire sous le surplomb caractéristique, avec un pas de 5c ou A0, puis une longueur en 5c+ qui demande un blocage sur les doigts et un rétablissement. Au-delà, l’escalade est homogène et le niveau retombe.
Quel matériel ?
Deux cordes de cinquante mètres, douze dégaines, un jeu de coinceurs, des petits friends et des sangles. Les relais sont équipés, mais les fissures se protègent sur ce qu’on emporte.
L’accès a-t-il changé ?
Oui. Le retrait et l’abaissement de la Mer de Glace ont fait remonter le pied des voies : il faut compter au moins une longueur de plus que dans les topos, et l’accès en rappel depuis le haut est de plus en plus recommandé. Une description d’avant 2015 ne correspond plus au terrain.
Quand y aller ?
Du printemps à l’automne. La faible altitude — 2 406 m au point haut — permet une saison longue, et la voie est au soleil une bonne partie de la journée. Ce qui la condamne temporairement, ce n’est pas le froid mais la pluie récente : les dalles ont besoin d’être sèches.
Qui était Georges Bettembourg ?
Un alpiniste français, qui donne son prénom à la voie et l’ouvre le 8 juillet 1983 avec René Ghilini et Michel Piola. Il avait signé l’ascension du Broad Peak à deux en 1978, puis le Shivling en 1981. Il est mort le 18 août 1983, à 32 ans, emporté par une chute de pierres à l’Aiguille Verte — six semaines après cette ouverture, sur un sommet visible depuis ces dalles.
Peut-on l’enchaîner avec une autre voie ?
Le départ est commun avec le Pilier des rhodo-dindons, ce qui permet de choisir tardivement. Enchaîner deux voies du secteur dans la journée est en revanche ambitieux : l’approche compte pour une heure et demie à l’aller, et les horaires du train du Montenvers ferment la journée.
Périmètre
Contribuer
Vous rentrez du Voie Georges ?
L’état du sentier, les horaires réels, l’enneigement du plateau. Une phrase et une date suffisent : on recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.
Ces informations sont indicatives. Cette fiche est une compilation de sources documentaires, datée, et non un relevé de terrain. Nous ne sommes pas sur place et nous ne constatons pas l’état des itinéraires. Dénivelés, distances, horaires et descriptions correspondent à l’état des sources à la date indiquée ; ils peuvent ne plus correspondre au terrain. Il est indispensable de vous assurer des conditions actuelles sur place — auprès d’un bureau des guides, de l’office de tourisme, de La Chamoniarde, et des prévisions et bulletins officiels de Météo-France. Rien ici ne remplace le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, un arrêté en vigueur, ni l’avis d’un professionnel diplômé. La décision de partir, de continuer ou de renoncer n’appartient qu’à vous.