Durée
3 h 30 à 4 h 30
Cercle 2 — Les pratiques
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 30.07.2026
Mise à jour 30.07.2026
Revue annuelle : 10.2026
Données automatiques
Météo-France AROME
IGN RGE ALTI
rafraîchies 30.07.2026 07:10
Chiffres fixes
Dénivelé, distance et horaires recoupés sur les sources citées en bas de fiche.

Le lac, le refuge, et la chaîne en face · Ornan Heywood
460 m
de dénivelé positif — depuis La Flégère, 1 894 m
En un coup d’œil
Distance
9 km
Durée
3 h 30 à 4 h 30
Point haut
2 352 m
Difficulté
Intermédiaire
Forme
Aller-retour
Départ
La Flégère
1 894 m
Remontée mécanique
Télécabine des Praz — Flégère
Meilleure période
Mi-juillet →
mi-septembre
Balisage
Sentier de la Réserve naturelle des Aiguilles Rouges
Pratique
Randonnée
Accès & à savoir
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Jonction du Grand Balcon Sud. Depuis la station, le sentier rejoint le Grand Balcon Sud et part plein nord-est, à flanc, sans dénivelé notable.
Lacs des Chéserys. Le premier plateau lacustre, et déjà la vue sur la chaîne. Beaucoup s’y arrêtent — c’est une erreur à l’aller, et une bonne idée au retour.
Refuge du Lac Blanc. Le refuge précède le lac de quelques minutes. C’est le dernier ressaut, le plus raide, équipé de marches et de rondins.
Lac Blanc. Le point haut. La chaîne du Mont-Blanc se lit d’un bout à l’autre depuis la rive.
Variantes
Sans la télécabine, depuis Les Praz : 1 260 m de dénivelé au total, 6 à 7 h. En boucle par la descente sur les Chéserys plutôt qu’en aller-retour, pour à peu près la même durée. Depuis Tré-le-Champ, l’accès par les échelles des Aiguilles Rouges est plus long, plus exposé, et déconseillé au vertige.
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Zone d’orage
Le plateau est rocheux et exposé à la foudre. Les orages de fin d’après-midi sont fréquents en été : partir tôt n’est pas une préférence.
Réserve naturelle — baignade interdite
Baignade et navigation sont interdites toute l’année dans le Lac Blanc et les Chéserys. Chiens, feux, cueillette et survol le sont aussi.
Bivouac sur réservation seulement
Depuis 2023, le bivouac n’est toléré que sur quatre zones désignées, entre 19 h et 9 h, et sur réservation. Interdit partout ailleurs du 1er juin au 30 septembre.
La télécabine commande la journée
Elle épargne 800 m de montée en forêt. Ses horaires de premier et de dernier départ encadrent la sortie — les rater, c’est redescendre à pied.
Neige tardive au lac
Le Lac Blanc est encore gelé début juillet certaines années. La période idéale ne commence guère avant la mi-juillet.
Le récit
On monte au Lac Blanc pour une raison, et elle est visible depuis la rive : c’est le point de la vallée d’où la chaîne du Mont-Blanc se lit d’un bout à l’autre. De gauche à droite, l’Aiguille Verte et les Drus, les Droites, les Courtes, le Triolet, les Grandes Jorasses, et le Mont Blanc au fond. Les Aiguilles Rouges sont le seul balcon assez reculé pour cadrer la chaîne entière — c’est le versant d’en face qui fait tout l’intérêt du versant d’ici.
C’est aussi la randonnée la plus fréquentée de la vallée, et mieux vaut le savoir avant de partir. En août, entre onze heures et seize heures, le plateau du lac porte plus de monde qu’un sentier de montagne n’en devrait porter. Tôt le matin, ou après dix-sept heures quand les dernières bennes redescendent, c’est un autre endroit.
La sortie commence à la station de la Flégère, à 1 894 m, où l’on arrive par la télécabine depuis Les Praz. Prendre la remontée n’est pas de la paresse : les 800 mètres qu’elle épargne se montent en forêt, sans vue, et forment la partie la moins intéressante du parcours. Ceux qui veulent la journée complète partent des Praz et comptent 1 260 mètres de dénivelé au total, six à sept heures.
L’aller simple suffit si l’on prévoit de redescendre à pied — c’est même la meilleure façon de faire la sortie : monter au lac par le Grand Balcon, puis redescendre par les Chéserys. Cela dit, ce sont les horaires du premier et du dernier départ qui encadrent la journée. Les rater, c’est redescendre à pied qu’on l’ait voulu ou non.
Les vingt premières minutes ne montent pas. Le sentier part de la station à flanc et rejoint le Grand Balcon Sud, ce long traversant qui longe les Aiguilles Rouges en gardant la chaîne à droite. C’est plat, c’est roulant, et c’est déjà la plus belle partie pour beaucoup de gens.
Le vrai dénivelé commence après. Le sentier tourne au nord-est et remonte vers le plateau des Chéserys, atteint autour d’une heure et demie de marche, à 2 170 m. On y trouve une série de petits lacs posés sur la dalle, et la première vue frontale sur la chaîne. Beaucoup s’y arrêtent — c’est une erreur à l’aller, parce que le meilleur est trois cents mètres plus haut, et une très bonne idée au retour, quand le lac s’est vidé de ses visiteurs.
Le dernier ressaut, entre les Chéserys et le refuge, est le plus raide de la sortie. Il est équipé de marches et de rondins, sans difficulté technique mais avec quelques passages où l’on met les mains. Le refuge apparaît à 2 340 m, et le lac dix minutes plus haut.
Les Aiguilles Rouges sont une réserve naturelle nationale, et sa réglementation n’est pas décorative. La baignade et la navigation sont interdites toute l’année dans le Lac Blanc comme dans les Chéserys — c’est la question que se posent la plupart des visiteurs devant une eau turquoise à 2 352 mètres, et la réponse est non. Les chiens sont interdits, les feux aussi, la cueillette également, et tout survol l’est aussi, drone et parapente compris.
Le bivouac a changé de régime en 2023 : il n’est plus toléré que sur quatre zones désignées, entre dix-neuf heures et neuf heures, et uniquement sur réservation. Partout ailleurs dans la réserve, il est interdit du 1er juin au 30 septembre. Le camping, lui, l’est en toute saison.
Le Lac Blanc porte bien son nom une bonne partie de l’année : à 2 352 mètres et en exposition nord-ouest, il reste gelé longtemps après que les sentiers d’accès sont déneigés. Certaines années il est encore blanc début juillet. C’est tout l’écart entre « la randonnée est faisable » et « le lac est en eau », et il explique pourquoi la période idéale ne commence guère avant la mi-juillet.
Le refuge, posé sur la rive, permet d’y dormir : trente-huit couchages en dortoir, demi-pension uniquement, du 3 juin au 29 septembre en 2026. C’est l’un des refuges les plus demandés de la vallée et il se réserve longtemps à l’avance. Y passer la nuit résout d’un coup les deux problèmes de la journée, la fréquentation et la lumière : le lever et le coucher de soleil sur la chaîne sont la vraie raison de rester.

Les Chéserys, à mi-parcours · Daniel J. Schwarz
Questions pratiques
Peut-on y aller avec des enfants ?
Oui, à partir de 7 ou 8 ans et à condition de prendre la télécabine. Les 460 m de dénivelé se font en deux heures et demie sur un sentier balisé, avec quelques ressauts équipés de marches et de rondins juste avant le refuge. Sans la télécabine, les 1 260 m de la journée changent la nature de la sortie.
Combien coûte la télécabine de la Flégère ?
17 € l’aller simple et 27 € l’aller-retour au tarif adulte 2025. L’aller simple suffit si l’on redescend à pied par les Chéserys. Tarifs et horaires changent chaque saison : les vérifier auprès de la Compagnie du Mont-Blanc.
Peut-on se baigner dans le Lac Blanc ?
Non. La baignade et la navigation sont interdites toute l’année dans le Lac Blanc comme dans les lacs des Chéserys, au titre de la réglementation de la réserve naturelle des Aiguilles Rouges. L’interdiction vaut aussi pour les chiens, les feux, la cueillette et le survol, drone et parapente compris.
Peut-on dormir au refuge du Lac Blanc ?
Oui, 38 couchages en dortoir, en demi-pension uniquement, du 3 juin au 29 septembre en 2026. La réservation est vivement conseillée : c’est l’un des refuges les plus demandés de la vallée. Le paiement se fait en espèces seulement, et la douche chaude est payante.
Et si l’on ne veut pas prendre la remontée ?
Il faut compter 1 260 m de dénivelé et 6 à 7 h depuis Les Praz. Les 800 m supplémentaires se font en forêt, sans vue, et constituent la partie la moins intéressante du parcours. C’est faisable, mais ce n’est plus la même randonnée.
Faut-il réserver pour bivouaquer ?
Oui, depuis 2023. Le bivouac n’est toléré que sur quatre zones désignées de la réserve, entre 19 h et 9 h, et uniquement sur réservation. Il est interdit partout ailleurs du 1er juin au 30 septembre, et le camping l’est en toute saison.
Quand le lac est-il dégelé ?
Rarement avant la mi-juillet, et certaines années plus tard encore. À 2 352 m et en exposition nord-ouest, le Lac Blanc conserve sa glace longtemps après que les sentiers d’accès sont déneigés — d’où l’écart entre « la randonnée est faisable » et « le lac est en eau ».
Périmètre
Contribuer
Vous rentrez du Lac Blanc et lacs des Chéserys ?
L’état du sentier, les horaires réels, l’enneigement du plateau. Une phrase et une date suffisent : on recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.
Ces informations sont indicatives. Cette fiche est une compilation de sources documentaires, datée, et non un relevé de terrain. Nous ne sommes pas sur place et nous ne constatons pas l’état des itinéraires. Dénivelés, distances, horaires et descriptions correspondent à l’état des sources à la date indiquée ; ils peuvent ne plus correspondre au terrain. Il est indispensable de vous assurer des conditions actuelles sur place — auprès d’un bureau des guides, de l’office de tourisme, de La Chamoniarde, et des prévisions et bulletins officiels de Météo-France. Rien ici ne remplace le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, un arrêté en vigueur, ni l’avis d’un professionnel diplômé. La décision de partir, de continuer ou de renoncer n’appartient qu’à vous.