Durée
9 h à 11 h
Cercle 2 — Les pratiques
Pratiques / Randonnée / Mont Buet
3 096 m sans mettre le pied sur un glacier, ni corde ni crampons — mais 1 770 m de dénivelé et six heures de montée. C’est le plus haut sommet accessible à un randonneur dans ce secteur, et de très loin le plus exigeant de nos fiches sans matériel technique.
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 30.07.2026
Mise à jour 30.07.2026
Revue annuelle : 06.2027
Données automatiques
Météo-France AROME
IGN RGE ALTI
rafraîchies 30.07.2026 07:10
Chiffres fixes
Dénivelé, distance et horaires recoupés sur les sources citées en bas de fiche.

Le versant depuis lequel on regarde la chaîne — le Buet en est le point haut · Rémih · CC BY-SA 4.0 · Recadrée en hauteur, de 5184×3888 à 5184×2434, sans autre retouche.
1770 m
de dénivelé positif — depuis Le Buet, Vallorcine, 1 330 m
En un coup d’œil
Distance
20 km
Durée
9 h à 11 h
Point haut
3 096 m
Difficulté
Difficile
Forme
Aller-retour
Départ
Le Buet, Vallorcine
1 330 m
Remontée mécanique
aucune
Meilleure période
Mi-juillet →
mi-septembre
Balisage
Sentier balisé jusqu’au refuge
Pratique
Randonnée
Accès & à savoir
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Refuge de la Pierre à Bérard. Le vallon de Bérard se remonte en pente régulière, à l’ombre le matin. C’est la seule eau et le seul abri du parcours — et le point de non-retour pour beaucoup.
La montée au col. Au-dessus du refuge, le sentier se raidit franchement et le terrain devient minéral. Le balisage s’efface au profit des cairns.
L’arête sommitale. Une longue arête large, souvent enneigée jusqu’au cœur de l’été. C’est ici que l’altitude commence à se faire sentir.
Sommet. Le tour d’horizon le plus large du secteur : toute la chaîne du Mont-Blanc d’un côté, le Haut-Giffre et les Alpes suisses de l’autre.
Retour au Buet. Par le même vallon. Mille sept cent soixante-dix mètres de descente d’une traite, ce qui n’est pas la partie facile.
Variantes
En deux jours avec une nuit au refuge de la Pierre à Bérard, à 1 924 m : deux heures le premier jour, le sommet et la descente le second. C’est la formule qui rend la course accessible à beaucoup plus de monde, et celle que nous conseillerions à quiconque hésite. Le sommet se gravit aussi depuis le Haut-Giffre, versant ouest, par le col de Salenton.
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 30.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
Ce n’est pas une randonnée ordinaire
Mille sept cent soixante-dix mètres de dénivelé, six heures de montée, un sommet à plus de trois mille mètres. Aucune difficulté technique, mais une exigence physique sans commune mesure avec les autres fiches de cette rubrique.
Névés persistants sur la partie haute
L’arête sommitale reste enneigée tard, parfois tout l’été. Une pente de neige dure au-dessus de 2 800 m peut demander des crampons légers — et surtout la lucidité de faire demi-tour.
Le refuge est le seul point d’eau
Ni source ni abri au-dessus de la Pierre à Bérard. Ce qu’on boit sur les quatre dernières heures, on le monte depuis le refuge.
L’altitude compte
Trois mille quatre-vingt-seize mètres après six heures d’effort, sans acclimatation, sur une journée partie du fond de vallée. Le mal de tête de fin de montée est fréquent et il n’est pas anodin.
Partir de nuit, ou dormir au refuge
Une journée de neuf à onze heures depuis Le Buet impose un départ très matinal — sans quoi la descente se fait à l’heure des orages.
Le récit
Le Mont Buet culmine à 3 096 mètres et s’atteint sans corde, sans crampons en conditions normales, et sans poser le pied sur un glacier. C’est ce qui en fait un cas à part dans cette vallée : le seul sommet de plus de trois mille mètres que ce site range en randonnée.
Il faut immédiatement ajouter l’autre moitié de la phrase. Mille sept cent soixante-dix mètres de dénivelé, six heures de montée, neuf à onze heures aller-retour depuis le fond de vallée. L’absence de difficulté technique ne rend pas cette course facile ; elle la rend accessible à qui a les jambes, ce qui n’est pas la même chose.
C’est de très loin la plus exigeante de nos fiches sans matériel technique, et c’est pourquoi elle est cotée difficile là où les autres sont intermédiaires.
La montée commence au village du Buet, à 1 330 mètres, et suit le vallon de Bérard en pente régulière. On est à l’ombre le matin, ce qui est une bonne nouvelle sur ce dénivelé.
Deux heures plus haut, le refuge de la Pierre à Bérard à 1 924 mètres. C’est le seul abri et le seul point d’eau du parcours, et c’est aussi, pour beaucoup, le point de décision : au-dessus, il reste quatre heures de montée et mille deux cents mètres, sans rien.
Beaucoup s’arrêtent là, et c’est une sortie honorable en soi — le vallon vaut la marche.
Passé le refuge, le sentier se raidit franchement et le terrain devient minéral. Le balisage s’efface au profit des cairns, et l’on est en terrain de montagne plutôt que sur un sentier.
Vers 2 800 mètres, une longue arête large mène au sommet. Elle reste enneigée tard, parfois tout l’été, et c’est le point qui décide de la course : une pente de neige dure à cette altitude ne se traverse pas comme un sentier. Des crampons légers dans le sac sont une précaution raisonnable ; faire demi-tour en est une autre, et elle est fréquente.
À cela s’ajoute l’altitude. Trois mille quatre-vingt-seize mètres après six heures d’effort, sans acclimatation, sur une journée partie de 1 330 mètres : le mal de tête de fin de montée est courant et il n’est pas anodin.
Dormir au refuge.
Deux heures le premier jour, le sommet et la descente le second. La course passe d’une épreuve de onze heures à deux demi-journées raisonnables, et l’on part le matin d’une altitude qui a laissé le corps s’habituer un peu.
C’est ce que nous conseillerions à quiconque hésite, et il n’y a aucune gloire particulière à l’aller-retour dans la journée.
Le Buet est le seul sommet de nos fiches d’où l’on regarde le massif du Mont-Blanc depuis l’extérieur de sa vallée.
Au sud-est, la chaîne entière, d’un seul tenant, vue du nord. À l’ouest et au nord, le Haut-Giffre et les Alpes suisses — un autre monde, que la vallée de Chamonix ne laisse jamais deviner.
On l’appelle parfois le « Mont Blanc des Dames ». Le nom date du XIXe siècle et désignait un sommet de plus de trois mille mètres qu’on pouvait atteindre sans technique glaciaire, à une époque où l’accès des femmes à la haute montagne était socialement contraint.
L’expression est restée. Elle dit surtout quelque chose de son époque, et nous la rapportons pour cette raison plutôt que pour la reprendre à notre compte — il n’y a rien de féminin dans mille sept cent soixante-dix mètres de dénivelé.
Questions pratiques
Est-ce vraiment une randonnée ?
Techniquement oui : aucun glacier, aucune corde, aucun crampon en conditions normales. Physiquement, c’est une autre affaire — 1 770 m de dénivelé et six heures de montée placent cette course très au-dessus de tout ce que cette rubrique compte par ailleurs. C’est la raison de sa cotation « difficile ».
Faut-il la faire en deux jours ?
Si vous hésitez, oui. Le refuge de la Pierre à Bérard est à deux heures du départ, à 1 924 m : on y dort, on part tôt le lendemain, et la course redevient raisonnable. En une journée, c’est neuf à onze heures depuis le fond de vallée.
Pourquoi l’appelle-t-on le « Mont Blanc des Dames » ?
C’est un surnom du XIXe siècle, donné à un sommet de plus de trois mille mètres qu’on pouvait atteindre sans technique glaciaire — à une époque où l’accès des femmes à la haute montagne était socialement contraint. Le nom est resté ; ce qu’il dit de son époque mérite d’être rappelé plutôt que répété tel quel.
Faut-il des crampons ?
Pas en conditions normales de plein été. Mais l’arête sommitale garde des névés tard, parfois toute la saison, et une pente de neige dure au-dessus de 2 800 m change la nature du passage. Des crampons légers dans le sac sont une précaution raisonnable, et faire demi-tour en est une autre.
Quelle est la vue depuis le sommet ?
La plus large du secteur, et la seule qui embrasse deux massifs. Toute la chaîne du Mont-Blanc au sud-est, du Buet on la voit entière ; le Haut-Giffre et les Alpes suisses de l’autre côté. C’est le seul sommet de nos fiches d’où l’on regarde le Mont-Blanc depuis l’extérieur de sa vallée.
Quelle est la bonne période ?
De la mi-juillet à la mi-septembre. Plus tôt, les névés de la partie haute imposent du matériel et transforment la course ; plus tard, les journées raccourcissent au point de rendre l’aller-retour à la journée déraisonnable.
Périmètre
Contribuer
Vous rentrez du Mont Buet ?
L’état du sentier, les horaires réels, l’enneigement du plateau. Une phrase et une date suffisent : on recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.
Ces informations sont indicatives. Cette fiche est une compilation de sources documentaires, datée, et non un relevé de terrain. Nous ne sommes pas sur place et nous ne constatons pas l’état des itinéraires. Dénivelés, distances, horaires et descriptions correspondent à l’état des sources à la date indiquée ; ils peuvent ne plus correspondre au terrain. Il est indispensable de vous assurer des conditions actuelles sur place — auprès d’un bureau des guides, de l’office de tourisme, de La Chamoniarde, et des prévisions et bulletins officiels de Météo-France. Rien ici ne remplace le bulletin d’estimation du risque d’avalanche, un arrêté en vigueur, ni l’avis d’un professionnel diplômé. La décision de partir, de continuer ou de renoncer n’appartient qu’à vous.