Cercle 1 — Le lieu

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Col de Balme

2 191 m sur la frontière franco-suisse, entre Le Tour et le val Trient. C’est le seul point de la vallée d’où l’on voit la chaîne du Mont-Blanc en enfilade, du Tour aux Bossons, et c’est ce qui explique qu’une étape du Tour du Mont-Blanc s’y arrête au lieu de le franchir.

Provenance

Éditeur

Rédaction Chardonnet.fr

Argentière, vallée du Mont-Blanc

Dates

Publiée 31.07.2026
Mise à jour 31.07.2026
Revue annuelle : 06.2027

Fond de carte

Plan IGN — Géoplateforme
open data, servi à la demande

Chiffres fixes

Altitude et coordonnées recoupées sur les sources citées en bas de fiche. Aucune valeur de terrain n’est constatée.

Notre méthode →

Le glacier du Trient et l’Aiguille du Tour, versant suisse que domine le col de Balme
Aiguille du Tour — 3 540 m

Le versant du Trient, sur lequel le col bascule · Pmau · CC BY-SA 4.0 · Recadrée en hauteur, de 2496×1664 à 2496×1172, sans autre retouche.

2 191 m

Bassin du Tour → Val Trient — 46.0278 N / 6.9696 E

Frontière France / Suisse

En un coup d’œil

Altitude

2 191 m

Dénivelé depuis le départ

729 m

Durée

2 h 30 à 3 h

Difficulté

Facile — sentier balisé, sans passage exposé

Engagement

Faible

Versant de montée

Le Tour
Bassin du Tour
1 462 m

Versant de descente

Trient
Val Trient
1 279 m

Meilleure période

Mi-juin →
mi-octobre

Équipement

Chaussures de marche,
coupe-vent,
pièce d’identité

Nature du terrain

Pédestre, sur sentier
Randonnée, Trail, Ski de randonnée

Conditions

Avant de partir

Ce qui décide

Un col se juge au versant qu’on ne voit pas encore. Ici le terrain est pédestre, sur sentier : c’est l’état de l’autre côté, et non celui de la montée, qui décide s’il faut y aller.

Carte & passages

Itinéraire — axe horaire

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

Col de Balme 2 191 mPlan IGN · repères situés, itinéraire non tracé — ne remplace pas une carte IGN 3630 OT

08:00

1 462 m

08:50

1 850 m

09:40

2 100 m

10:15 col de balme

2 191 m

12:30

1 279 m

Passages clés

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

01

La frontière, au col même

La ligne passe au point haut : le refuge est en Suisse, le sentier d’arrivée en France. Le franchissement est libre, mais une pièce d’identité reste nécessaire — et le secours ne relève pas du même dispositif ni de la même facturation de part et d’autre.

02

L’alpage ouvert, sans abri

La dernière heure se fait sur un versant dégagé, exposé au vent d’ouest comme aux orages d’après-midi. Le refuge du col est le seul abri du parcours, et il n’ouvre que de la mi-juin à la fin septembre.

03

La bascule côté Trient

Descendre en Suisse engage une journée entière : neuf cents mètres de descente, et un retour qui passe par le col ou par les transports de la vallée du Trient. Ce n’est plus une sortie à la demi-journée.

Situations à risque

Terrain sans difficulté technique, mais entièrement dégagé sur la moitié haute : exposition à la foudre en cas d’orage d’après-midi et au vent en toute saison. Névés possibles sous le col avant la mi-juin.

Encadrement

Aucun encadrement nécessaire en été sur sentier sec. En hiver, le versant est un terrain d’avalanche et la course change entièrement de nature. Bureau des Guides de Chamonix.

Secours PGHM Chamonix — 04 50 53 16 89

Le récit

Le seul point qui voit la chaîne en enfilade

Il y a trois belvédères sur la chaîne du Mont-Blanc dans cette vallée, et ils ne montrent pas la même chose.

Le Brévent la prend de face, à l’aplomb de Chamonix. Le Lac Blanc la voit de trois quarts, un peu plus loin et un peu plus haut. Le col de Balme est le seul à la regarder depuis le nord, dans son axe : le bassin du Tour au premier plan, celui d’Argentière derrière, et la vallée qui file jusqu’aux Bossons.

C’est une vue de géographe plutôt que de photographe. Elle n’écrase pas ; elle explique. On comprend d’un coup d’œil comment les bassins s’emboîtent, et pourquoi une traversée comme celle du Passon a un sens.

Sept cent trente mètres, ou trois cent cinquante

Le sentier part du Tour, à 1 462 m, traverse les pâturages puis rejoint Charamillon vers 1 850 m — là où arrive la télécabine.

C’est le point où la sortie se dédouble. Depuis le village, c’est sept cent trente mètres et une vraie demi-journée de marche. Depuis la remontée, il en reste trois cent cinquante et deux heures aller-retour, ce qui met le col à portée d’une famille. Les deux formules arrivent au même endroit et ne donnent pas la même journée : la première moitié, en forêt et en pâturage, est aussi celle où l’on est seul.

La dernière heure se fait sur un alpage entièrement dégagé. Agréable par beau temps, long dès que le vent se lève, et sans aucun abri hors du refuge du col.

Une frontière qui change plus que le paysage

La ligne passe au point haut. Le refuge est suisse, le sentier d’arrivée français, et le franchissement est libre.

Ce qui change n’est pas la formalité — c’est ce qu’il y a derrière. Le secours ne relève pas du même dispositif de part et d’autre, ni de la même facturation. Et basculer vers Trient n’est pas une variante : c’est neuf cents mètres de descente et un retour qui passe par le col ou par les transports valaisans. On ne décide pas ça au col sur un coup de tête.

Une pièce d’identité dans le sac coûte moins cher que de découvrir qu’on aurait dû l’emporter.

Questions pratiques

Ce qu’on nous demande

Faut-il une pièce d’identité ?

Oui. La frontière franco-suisse passe au col et le franchissement est libre, mais l’espace Schengen n’exclut pas les contrôles. Emporter une carte d’identité coûte moins cher que de découvrir qu’on aurait dû.

Peut-on monter en remontée mécanique ?

En partie. La télécabine de Charamillon dépose vers 1 850 m depuis Le Tour, ce qui ramène l’effort à environ trois cent cinquante mètres. La montée intégrale depuis le village fait sept cent trente mètres. Les deux arrivent au même endroit et n’offrent pas la même journée.

Qu’est-ce qu’on voit exactement ?

La chaîne du Mont-Blanc en enfilade, vue du nord : le bassin du Tour au premier plan, celui d’Argentière derrière, puis toute la vallée jusqu’aux Bossons. C’est le seul point de la vallée qui la donne dans cet axe — le Brévent la prend de face, le Lac Blanc de trois quarts.

Le refuge du col est-il ouvert ?

De la mi-juin à la fin septembre selon l’exploitant, qui est privé et suisse. C’est une donnée commerciale d’un tiers : nous ne publions ni ses horaires ni ses tarifs, qui changent chaque saison.

Est-ce une étape du Tour du Mont-Blanc ?

Oui, sur la liaison entre Trient et la vallée de Chamonix. Le col est le point de passage de la frontière sur cet itinéraire, et l’un de ses belvédères les plus reconnus.

Est-ce faisable avec des enfants ?

Depuis Charamillon, oui, dès sept ou huit ans : trois cent cinquante mètres sur sentier large et sans exposition. Depuis Le Tour, les sept cent trente mètres en font une vraie journée de marche.

Périmètre

Ce que cette fiche n’établit pas

  • La photographie de une montre le versant du Trient, pas le col lui-même. Nous n’avons pas de cliché libre du col de Balme.
  • Les horaires, tarifs et dates d’ouverture du refuge du col. Exploitation privée suisse, donnée commerciale d’un tiers.
  • Les horaires et la période d’exploitation de la télécabine de Charamillon, qui conditionnent la variante courte.
  • La carte ne situe que le col. Le Tour et Trient n’ont pas encore de fiche portant leurs coordonnées.
  • Les repères horaires sont ceux d’une montée sur sentier sec, sans arrêt prolongé. Ils ne valent pas engagement.

Contribuer

Vous y êtes passé, et ce n’est pas ce que dit la fiche ?

Un col change de nature d’une saison à l’autre : une rimaye au pied, un névé qui a fondu, une corde fixe disparue. Nous ne pouvons pas le constater, mais nous pouvons recouper — et dater la correction.

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