Dénivelé depuis le départ
750 m
Cercle 1 — Le lieu
3 028 m entre le bassin d’Argentière et celui du Tour, et l’une des grandes traversées à ski du massif. Tous les topos la décrivent au départ du sommet des Grands Montets. Ce départ n’existe plus depuis septembre 2018, et le téléphérique qui le desservait n’est pas annoncé avant décembre 2027.
Provenance
Éditeur
Rédaction Chardonnet.fr
Argentière, vallée du Mont-Blanc
Dates
Publiée 31.07.2026
Mise à jour 31.07.2026
Revue annuelle : 12.2026
Fond de carte
Plan IGN — Géoplateforme
open data, servi à la demande
Chiffres fixes
Altitude et coordonnées recoupées sur les sources citées en bas de fiche. Aucune valeur de terrain n’est constatée.

Le bassin d’Argentière, versant de la montée · Gnomefilliere · CC BY-SA 3.0 · Réduite de 4224×3168 à 2400×1800, sans autre retouche.
3 028 m
Bassin d’Argentière → Bassin du Tour — 45.9761 N / 6.9833 E
En un coup d’œil
Altitude
3 028 m
Dénivelé depuis le départ
750 m
Durée
8 h
Difficulté
Ski de randonnée soutenu — terrain glaciaire
Engagement
Élevé
Versant de montée
Glacier des Rognons
Bassin d’Argentière
2 278 m
Versant de descente
Glacier du Tour
Bassin du Tour
2 850 m
Meilleure période
Février →
mai
Équipement
DVA, pelle, sonde,
corde, baudrier, broches,
crampons et couteaux
Nature du terrain
Glaciaire
Ski de randonnée, Alpinisme
Conditions
Avant de partir
Ce qui décideUn col se juge au versant qu’on ne voit pas encore. Ici le terrain est glaciaire : c’est l’état de l’autre côté, et non celui de la montée, qui décide s’il faut y aller.
Carte & passages
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
09:00 sommet des grands montets
3 295 m
09:45
2 600 m
11:30
2 900 m
12:30 col du passon
3 028 m
13:15
2 850 m
15:00
1 462 m
Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.
→ Ce que cette fiche n’établit pas
L’accès par les Grands Montets — suspendu depuis 2018
La gare sommitale à 3 295 m a brûlé le 11 septembre 2018. Le nouveau téléphérique du sommet n’est pas annoncé avant décembre 2027 : la remontée d’Argentière a rouvert pour l’hiver 2025-2026 et celle de Lognan est prévue en 2026, mais aucune des deux ne dépose au départ de cette traversée. Les topos et les pages d’agences qui la décrivent au départ du sommet décrivent un itinéraire qu’on ne peut pas commencer.
Le ressaut terminal — 3 028 m
Court, raide, souvent déchaussé et crampons aux pieds. C’est le seul passage technique de la traversée, et il tombe après sept cent cinquante mètres de montée : la fatigue y compte autant que la pente.
La bascule sur le glacier du Tour
Le versant nord ne se voit pas depuis la montée. Son état — neige transformée, crevasses ouvertes, ponts tenus — ne se juge qu’une fois au col, c’est-à-dire trop tard pour renoncer sans redescendre par où l’on est venu.
Situations à risque
Terrain glaciaire crevassé sur les deux versants, encordement nécessaire hors neige portante. Pentes exposées au départ d’avalanche sur la remontée nord-ouest. La longueur de la journée expose au réchauffement de l’après-midi sur la descente finale.
Encadrement
Course de guide pour qui n’a pas l’habitude du terrain glaciaire à ski. La traversée est engagée par sa longueur autant que par sa technique : elle ne se raccourcit nulle part. Bureau des Guides de Chamonix.
Secours PGHM Chamonix — 04 50 53 16 89
Le récit
Le col du Passon relie les deux grands bassins glaciaires du haut de la vallée : celui d’Argentière au sud, celui du Tour au nord. C’est ce qui en fait une traversée et non un aller-retour — on part d’un village et on arrive dans un autre, deux mille deux cent soixante mètres plus bas que le point haut.
Le col n’a pas bougé. L’accès, si.
Tous les topos, et la plupart des pages d’agences, décrivent la course au départ du sommet des Grands Montets, à 3 295 m : on descend le glacier des Rognons, on remonte sept cent cinquante mètres vers le col, on bascule sur le glacier du Tour. Huit heures. C’est juste, et c’est inapplicable : la gare sommitale a brûlé le 11 septembre 2018 et n’a pas rouvert depuis.
Le chantier est en cours et il est lent. La nouvelle gare de départ d’Argentière fonctionne depuis l’hiver 2025-2026, le tronçon de Lognan est annoncé pour 2026, et le téléphérique qui dessert le sommet — celui qui compte pour cette traversée — n’est pas attendu avant décembre 2027. Une chute de flèche de grue fin 2024 et deux printemps difficiles ont déjà repoussé l’ouverture d’un an.
D’ici là, le col reste accessible : simplement plus par là. Des itinéraires partent de la vallée, à peaux, et ils rallongent considérablement une journée qui n’était déjà pas courte. Nous ne publions pas leurs horaires — nous ne les avons pas recoupés, et un horaire estimé sur ce terrain-là n’aide personne.
Le ressaut terminal est court et se franchit souvent skis sur le sac. Ce n’est pas lui qui fait la difficulté.
Ce qui la fait, c’est la structure de la journée : une descente d’abord, une remontée de sept cent cinquante mètres ensuite, du terrain glaciaire crevassé sur les deux versants, et aucune échappatoire une fois au col. Le versant nord ne se voit pas depuis la montée : on en découvre l’état au moment précis où renoncer coûte le plus cher.
C’est la raison pour laquelle cette traversée reste une course de guide pour qui n’a pas l’habitude du glacier à ski. La pente ne l’exige pas ; l’engagement, si.
Questions pratiques
Peut-on encore faire cette traversée aujourd’hui ?
Pas au départ décrit par les topos. La gare sommitale des Grands Montets a brûlé en 2018 et le téléphérique qui la dessert n’est pas annoncé avant décembre 2027. D’autres accès existent depuis la vallée, à pied ou à peaux, mais ils changent complètement la nature et la durée de la course — nous ne publions pas leurs horaires, ne les ayant pas recoupés.
Pourquoi ce col plutôt qu’un autre ?
Parce qu’il relie les deux grands bassins glaciaires du haut de la vallée sans passer par le fond de la vallée. C’est ce qui en fait une traversée et non un aller-retour : on part d’Argentière et on arrive au Tour, deux mille deux cent soixante mètres plus bas.
Quelle est la difficulté réelle ?
Le ressaut du col est court et se franchit souvent à pied. La difficulté est ailleurs : sept cent cinquante mètres de montée après une descente, du terrain glaciaire sur les deux versants, et une journée qui ne se raccourcit nulle part une fois engagée.
À quelle période ?
De février à mai, avec un maximum en mars et avril. Plus tôt, le jour est trop court pour la longueur de la journée ; plus tard, les ponts de neige se dégradent et la descente finale se fait dans la soupe.
Faut-il un guide ?
Sans expérience du glacier à ski, oui. Ce n’est pas la pente qui le justifie mais le terrain : deux versants crevassés, un encordement à savoir gérer skis aux pieds, et aucune échappatoire une fois au col.
Périmètre
Contribuer
Vous y êtes passé, et ce n’est pas ce que dit la fiche ?
Un col change de nature d’une saison à l’autre : une rimaye au pied, un névé qui a fondu, une corde fixe disparue. Nous ne pouvons pas le constater, mais nous pouvons recouper — et dater la correction.