CHARDONNET

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Glacier du Tour

Le glacier le plus septentrional de la vallée, sous le versant nord du Chardonnet et de l’aiguille du Tour. Il ne se visite pas, il se voit — depuis la terrasse du refuge Albert 1er, en balcon au-dessus de sa langue. Un seul jour de son histoire est daté avec précision, et c’est un effondrement.

Provenance

Éditeur

Rédaction Chardonnet.fr

Argentière, vallée du Mont-Blanc

Dates

Publiée 11.09.2026
Mise à jour 11.09.2026
Revue annuelle : 09.2027

Fond de carte

Plan IGN — Géoplateforme
open data, servi à la demande

Chiffres fixes

Mesures glaciologiques reprises des sources citées, chacune avec son millésime.

Notre méthode →

Le glacier du Tour et sa langue terminale, vus depuis le versant est de la vallée, en août 2019
La langue terminale

Le glacier du Tour, 25 août 2019 · Tiia Monto · 25.08.2019 · CC BY-SA 3.0 · Recadrée en hauteur, de 4270×2488 à 4270×2004, sans autre retouche.

2 à 3 Mm³

de glace effondrés en quelques minutes le 14 août 1949 — le seul recul que ce glacier ait daté avec précision

Les mesures

Volume de glace effondré

2 à 3 millions de m³

14 août 1949 · P. Guichonnet, Revue de Géographie Alpine, 1950

Front au plus fort du Petit Âge glaciaire

≈ 1 500 m, au-dessus du hameau du Tour

XVIIe–XVIIIe siècle · Grande Encyclopédie de la montagne (1977), citée par Wikipédia

Suivi glaciologique continu

aucun

2026 · GLACIOCLIM (OSUG) — cinq glaciers suivis, le Tour n’y figure pas

Le recul

Données automatiques

Bulletin du massif

Comme l’ensemble des glaciers du massif, le glacier du Tour est engagé dans un retrait de long terme — mais il ne fait partie ni de l’Argentière ni de la Mer de Glace, les deux glaciers que GLACIOCLIM suit en continu depuis les années 1970 : aucune série datée de son recul n’est publiée. Le seul épisode que nous puissions dater avec précision est brutal plutôt que graduel. Le 14 août 1949, une masse de deux à trois millions de mètres cubes s’est détachée de sa langue terminale en quelques minutes, tuant six personnes ; des chercheurs ont attribué l’effondrement à des alternances de gel et de dégel exceptionnelles cet été-là. Le retrait plus lent, lui, se lit ailleurs sur ce site : sur l’aiguille du Chardonnet, la rimaye qui commande l’arête Forbes s’ouvre plus tôt chaque saison.

Volume effondré en 1949

2 à 3 Mm³

en une seule chute, le 14 août

Suivi glaciologique continu

aucun

non intégré au réseau GLACIOCLIM

Ponts de neige et rimayes

dégradés en fin de saison

selon La Chamoniarde et le refuge Albert 1er

P. Guichonnet (1950), Revue de Géographie Alpine · GLACIOCLIM (OSUG) · La Chamoniarde.
Contrairement à l’Argentière et à la Mer de Glace, le glacier du Tour ne fait l’objet d’aucun suivi glaciologique continu : ces valeurs mêlent un événement historique daté et des observations de terrain saisonnières, pas une série de mesures. L’état des crevasses et des ponts de neige le jour de votre course n’est pas une donnée que nous mesurons : voir La Chamoniarde.

Accès & à savoir

Accès depuis Le Tour

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 11.09.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

Glacier du Tour 2 950 mRefuge Albert 1er 2 702 mPlan IGN · terrain glaciaire, crevasses transverses
+ 0 min1 470 m

Le Tour, parking. Départ de la télécabine de Charamillon.

+ 10 min1 850 m

Charamillon. Gare d’arrivée de la télécabine, remplacée en décembre 2022 par un appareil dix places. Sentier balisé vers le refuge Albert 1er.

+ 1 h 402 702 m

Refuge Albert 1er. En balcon au-dessus du glacier, sans avoir posé le pied dessus.

+ 2 h 402 950 m

Plateau du glacier du Tour. Point d’encordement pour les courses qui partent du bassin. Crevasses transverses, à passer plutôt à droite en fin de saison.

Variantes

Depuis Argentière, une variante rejoint le glacier par ses crevasses inférieures en environ trois heures — réservée aux marcheurs à l’aise en terrain glaciaire. Côté suisse, la cabane du Trient y donne accès par le col du Tour, un itinéraire glaciaire qui impose l’encordement.

À savoir avant de monter

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 11.09.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

Le refuge s’atteint sans glacier, les courses non

Le sentier balisé depuis Charamillon rejoint le refuge Albert 1er sans croiser la glace — l’un des refuges de haute montagne les plus accessibles de la vallée. Toutes les courses qui en partent, elles, s’encordent dès le plateau à 2 950 m.

Terrain glaciaire dès le plateau

Crevasses transverses sur le plateau à 2 950 m, à passer plutôt à droite en fin de saison selon les topos du secteur. La progression y suppose l’encordement complet.

L’effondrement du 14 août 1949

Deux à trois millions de mètres cubes de glace se sont détachés de la langue terminale en quelques minutes, tuant six personnes. Des chercheurs ont attribué l’événement à des alternances de gel et de dégel exceptionnelles.

Aucun suivi glaciologique continu

Contrairement à l’Argentière et à la Mer de Glace, le glacier du Tour ne fait pas partie des cinq sites que GLACIOCLIM suit en continu depuis les années 1970. Notre dossier sur le retrait des glaces de la vallée fait le même constat.

Le récit

Un glacier qui se regarde depuis un refuge, pas depuis un train

Le glacier du Tour occupe le bassin le plus au nord de la vallée de Chamonix, sous le versant nord du Chardonnet et de l’aiguille du Tour. Il n’a ni gare, ni grotte de glace, ni sentier bétonné : on ne le visite pas comme la Mer de Glace, on l’observe depuis la terrasse du refuge Albert 1er, posé en balcon à 2 702 mètres, ou on l’aborde par le plateau, à 2 950 mètres, pour les courses qui en partent.

Cette discrétion n’a rien d’anodin pour qui écrit à son sujet. Contrairement à l’Argentière et à la Mer de Glace, suivis en continu par GLACIOCLIM depuis les années 1970, le glacier du Tour n’est l’objet d’aucune campagne de mesure publique que nous ayons pu recouper. Ce que nous pouvons dater avec précision n’est donc pas un recul progressif, mais un jour précis.

Le 14 août 1949

Ce jour-là, une masse de deux à trois millions de mètres cubes de glace s’est détachée de la langue terminale du glacier en quelques minutes. Six personnes sont mortes. Des chercheurs qui ont étudié l’événement l’ont attribué à des alternances de gel et de dégel exceptionnelles cet été-là, qui auraient fragilisé la base de la langue jusqu’à la rupture.

C’est le seul épisode de l’histoire de ce glacier qui porte une date, un volume et un bilan humain vérifiables — et c’est ce qui en fait, pour cette fiche, la mesure de référence plutôt qu’un chiffre de recul annuel que nous n’avons pas.

Une course d’initiation, pas un site touristique

Ce que le glacier du Tour offre aujourd’hui, ce sont des courses. L’aiguille du Tour, au fond du bassin, est présentée sur ce site comme la course d’initiation glaciaire de la vallée : cotée PD, elle s’enseigne encordée dès le plateau. Au-dessus, le versant nord du Chardonnet porte deux classiques plus engagées, l’arête Forbes et l’éperon Migot, dont la rimaye d’attaque s’ouvre un peu plus tôt chaque saison — la forme la plus lisible, sur ce glacier, du retrait que nous ne savons pas chiffrer autrement.

Le refuge Albert 1er de nuit, face au bassin du Tour

Le refuge Albert 1er, à la nuit tombée · Jef132 · 29.06.2011 · CC BY-SA 3.0 · fichier non modifié

Questions pratiques

Ce qu’on nous demande

Faut-il du matériel d’alpinisme pour voir le glacier du Tour ?

Non jusqu’au refuge Albert 1er, à 2 702 m : le sentier depuis la télécabine de Charamillon ne traverse pas la glace. Poser le pied sur le glacier lui-même suppose en revanche l’encordement, dès le plateau à 2 950 m.

Que s’est-il passé sur ce glacier en 1949 ?

Le 14 août, une masse de deux à trois millions de mètres cubes de glace s’est détachée de la langue terminale en quelques minutes, faisant six morts. Des chercheurs ont attribué l’effondrement à des alternances de gel et de dégel exceptionnelles cet été-là.

Pourquoi cette fiche ne publie-t-elle pas de chiffre de recul daté ?

Parce que nous n’en avons pas trouvé. Contrairement à l’Argentière et à la Mer de Glace, suivis en continu par GLACIOCLIM depuis les années 1970, le glacier du Tour ne fait l’objet d’aucune série de mesures publique que nous ayons pu recouper — notre dossier sur le retrait des glaces de la vallée fait le même constat.

Comment accéder au glacier du Tour ?

Par la télécabine de Charamillon (1 850 m), puis un sentier balisé jusqu’au refuge Albert 1er (2 702 m, environ une heure quarante), et enfin une heure de marche jusqu’au plateau du glacier, à 2 950 m.

Quelles courses partent du glacier du Tour ?

L’aiguille du Tour (PD, 3 540 m), présentée sur ce site comme la course d’initiation glaciaire de la vallée, et les deux voies classiques de l’aiguille du Chardonnet — l’arête Forbes et l’éperon Migot — au-dessus de son versant nord.

Périmètre

Ce que cette fiche n’établit pas

  • Le recul du front daté et recoupé sur une série continue, comme celui de l’Argentière ou de la Mer de Glace : nous ne l’avons pas trouvé, ainsi que le confirme notre dossier sur le retrait des glaces de la vallée.
  • La longueur et la superficie actuelles du glacier : les sources consultées se contredisent, entre quatre virgule deux et cinq virgule trois kilomètres de longueur, sans qu’aucune ne porte de date de mesure vérifiable. Nous préférons ne pas afficher de chiffre plutôt qu’un chiffre non recoupé.
  • L’altitude précise du front aujourd’hui : les sources consultées donnent des valeurs allant de 2 150 à environ 2 400 m, sans date de relevé commune.
  • L’état des crevasses et des ponts de neige le jour de votre course. Nous ne sommes pas sur place et nous ne le constatons pas.

Contribuer

Vous avez observé Glacier du Tour récemment ?

Une photographie datée du front, un relevé, une observation. On recoupe avec nos sources et on met la fiche à jour, en vous créditant.

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Rédaction Chardonnet.fr · mesures glaciologiques recoupées sur sources citées · mise à jour 11.09.2026