Cercle 1 — Le lieu

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Lac Blanc

2 352 m, deux plans d’eau reliés par un ruisseau, et le belvédère le plus photographié des Aiguilles Rouges. Le supérieur reste souvent gelé jusqu’au cœur de l’été, et le refuge qui borde le lac n’est pas celui d’origine : une avalanche a emporté le premier en 1986.

Provenance

Éditeur

Rédaction Chardonnet.fr

Argentière, vallée du Mont-Blanc

Dates

Publiée 31.07.2026
Mise à jour 31.07.2026
Revue annuelle : 06.2027

Fond de carte

Plan IGN — Géoplateforme
open data, servi à la demande

Chiffres fixes

Surface, profondeur et volume sont des relevés publiés, repris avec leur source. Nous ne mesurons rien nous-mêmes.

Notre méthode →

Le Lac Blanc et son refuge, face à la chaîne du Mont-Blanc et à l’Aiguille Verte
Le refuge, en retrait de la rive
Aiguille Verte — 4 122 m

Le plan d’eau inférieur, le refuge à gauche, la chaîne en face · Ornan Heywood

2 352 m

Aiguilles Rouges — 45.9822 N / 6.8894 E

Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges — depuis le 23 août 1974

En un coup d’œil

Altitude

2 352 m

Dénivelé depuis le départ

475 m

Durée

1 h 45 à 2 h

Difficulté

Facile à intermédiaire — sentier balisé, terrain caillouteux

Origine

Glaciaire

Dégel

à partir de la mi-juin, plus tard pour le plan d’eau supérieur

Meilleure période

Mi-juin →
mi-octobre

Départ

La Flégère
1 877 m

Alimentation

Fonte des névés du cirque, sans torrent d’apport permanent
Exutoire : Torrent descendant vers l’Arve

Baignade

Déconseillée. L’eau reste voisine de zéro une bonne partie de l’été et le lac est en réserve naturelle.

Les mesures

Superficie

2 ha

Wikipédia — Lac Blanc (Aiguilles Rouges)

Plan d’eau inférieur

180 × 145 m

Wikipédia — Lac Blanc (Aiguilles Rouges)

Profondeur — inférieur

3 m

Wikipédia — Lac Blanc (Aiguilles Rouges)

Plan d’eau supérieur

67 × 41 m

Wikipédia — Lac Blanc (Aiguilles Rouges)

Profondeur — supérieur

10 m

Wikipédia — Lac Blanc (Aiguilles Rouges)

Altitude

2 352 m

Wikipédia · refuges.info

Conditions

Avant de partir

Ce qui décide

Ce lac dégèle à partir de la mi-juin, plus tard pour le plan d’eau supérieur. Avant, le sentier porte encore des névés et le plan d’eau reste pris : c’est le calendrier de la neige, et non celui de la saison, qui décide de ce qu’on trouve en arrivant.

Carte & passages

Itinéraire — axe horaire

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

Lac Blanc 2 352 mPlan IGN · repères situés, itinéraire non tracé — ne remplace pas une carte IGN 3630 OT

08:00

1 877 m

08:45

2 100 m

09:30 lac blanc

2 352 m

11:00

1 877 m

Passages clés

Description issue de sources documentaires, arrêtée au 31.07.26, non encore revue. Rien ici n’a été constaté sur le terrain. Ni consigne, ni préparation de course.

→ Ce que cette fiche n’établit pas

01

Le plan d’eau supérieur, souvent pris

Dix mètres de fond contre trois pour l’inférieur, et une exposition qui le garde sous la glace bien après que le premier a dégelé. Il n’est pas rare de le trouver blanc en plein mois de juillet — c’est de là que le lac tient son nom.

02

Un plateau sans abri

Toute la montée se fait en terrain minéral et dégagé, à l’intérieur de la réserve. Le refuge est le seul point couvert du parcours, et les orages d’après-midi se forment ici avec une régularité qui n’est pas une malchance.

03

La fréquentation

C’est le lac le plus visité du massif, et la remontée mécanique de La Flégère y est pour beaucoup. Ce que la photographie ne montre jamais : à midi en août, il y a foule sur les dalles.

Situations à risque

Plateau minéral entièrement exposé à la foudre, sans abri hors du refuge. Névés persistants sous le lac avant la mi-juin, qui changent la nature du sentier. Eau très froide toute l’année.

Encadrement

Aucun encadrement nécessaire sur sentier sec. Avant la mi-juin, les névés du dernier ressaut demandent de savoir renoncer. Bureau des Guides de Chamonix.

Secours PGHM Chamonix — 04 50 53 16 89

Le récit

Deux lacs, pas un

Ce qu’on appelle « le » Lac Blanc en compte deux, reliés par un ruisseau court et posés à des niveaux différents.

L’inférieur est le grand : cent quatre-vingts mètres sur cent quarante-cinq, mais seulement trois mètres de fond. C’est celui des photographies, celui qui réfléchit la chaîne, celui dont on fait le tour en un quart d’heure.

Le supérieur est petit et profond : soixante-sept mètres sur quarante et un, dix mètres de fond. Il est aussi mieux abrité, donc plus froid — et c’est là que le nom du lac trouve son explication. Il reste régulièrement pris par la glace jusqu’au cœur de l’été, quand l’inférieur a dégelé depuis des semaines.

L’ensemble couvre environ deux hectares, à 2 352 m, dans un cirque d’origine glaciaire.

Une avalanche, et un refuge déplacé

Le refuge visible aujourd’hui n’est pas le premier.

La construction d’origine se tenait juste au bord du lac — l’emplacement qu’on choisirait spontanément, avec l’eau au pied de la terrasse. Une avalanche l’a emportée en 1986. Le bâtiment actuel a été rebâti en retrait, protégé par un ressaut rocheux qui le met hors de la trajectoire.

C’est le genre de détail qu’on ne remarque pas en arrivant, et qui explique pourtant tout de l’implantation. Un refuge d’altitude ne se pose pas où la vue est la meilleure ; il se pose où la neige ne passe pas.

Une réserve, et ce que ça implique

Le lac est à l’intérieur de la réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges, créée le 23 août 1974 sur 32,79 km².

Concrètement, la fréquentation y est encadrée : on reste sur les sentiers, on ne bivouaque pas n’importe où, on ne prélève rien. Ce n’est pas une contrainte abstraite sur un plateau qui reçoit, l’été, plusieurs centaines de personnes par jour — la télécabine de La Flégère met le lac à moins de deux heures de marche, et c’est ce qui en fait le plus visité du massif.

L’heure est donc le vrai levier. Avant neuf heures ou après seize, le plateau redevient ce qu’il est le reste de l’année : minéral, silencieux, et entièrement exposé au premier orage qui se forme.

Questions pratiques

Ce qu’on nous demande

Pourquoi s’appelle-t-il « Lac Blanc » ?

Parce qu’il l’est souvent. Le plan d’eau supérieur, plus profond et moins exposé, reste régulièrement pris par la glace jusqu’au cœur de l’été. Le nom décrit un état, pas une couleur d’eau.

Y a-t-il un ou deux lacs ?

Deux, reliés par un petit ruisseau. L’inférieur mesure 180 sur 145 mètres pour trois mètres de fond ; le supérieur, 67 sur 41 mètres pour dix mètres. L’ensemble couvre environ deux hectares.

Peut-on s’y baigner ?

C’est déconseillé et ce n’est pas une question de règlement seul : l’eau reste voisine de zéro une grande partie de l’été. Le lac est par ailleurs en réserve naturelle nationale, où la fréquentation est encadrée.

Le refuge est-il au bord du lac ?

Plus tout à fait. La première construction, elle, l’était : une avalanche l’a emportée en 1986. Le refuge actuel a été rebâti en retrait, à l’abri d’un ressaut rocheux — c’est visible sur place, et c’est la raison de son implantation.

Quand y monter pour éviter la foule ?

Tôt. C’est le lac le plus fréquenté du massif et la télécabine de La Flégère met le sentier à moins de deux heures. Avant neuf heures, ou après seize, on retrouve le plateau à peu près pour soi.

Quelle différence avec la randonnée du Lac Blanc ?

Cette page décrit le lac lui-même : ses mesures, son régime, sa protection. L’itinéraire — départs possibles, boucle par les Chéserys, horaires — a sa propre fiche dans la rubrique randonnée.

Périmètre

Ce que cette fiche n’établit pas

  • La date de dégel de l’année en cours, pour l’un comme pour l’autre plan d’eau. Elle varie de plusieurs semaines et nous ne sommes pas sur place.
  • Les horaires, tarifs et période d’exploitation de la télécabine de La Flégère, qui conditionnent l’accès court.
  • Les horaires et la période de gardiennage du refuge du Lac Blanc. Nous n’avons pas de fiche refuge pour cet établissement.
  • Le volume d’eau et le temps de séjour. Les sources consultées donnent les surfaces et les profondeurs, pas ces deux grandeurs.
  • Les repères horaires sont ceux d’une montée sur sentier sec, sans arrêt prolongé.

Contribuer

Vous y étiez, et ce n’est pas ce que dit la fiche ?

La date de dégel bouge d’une année sur l’autre, et c’est la seule chose qui décide vraiment de la sortie. Nous ne la constatons pas ; si vous l’avez vue, elle nous intéresse.

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